
PRODER : Le coup d’envoi est donné
Le Programme de Développement de l’Entrepreneuriat Rural (PRODER) est un programme du Gouvernement du Burundi financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA). Il est financé à hauteur de 89,399 millions de dollars. Sous la houlette du Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Prosper Dodiko et du Directeur pays pour le FIDA au Burundi, Monsieur Dagmawi Habte Selassie, le PRODER lance les amarres.
Après les travaux de reconnaissance, les activités du PRODER se poursuivent par un atelier de lancement officiel qui a vu la participation des partenaires au développement économique et social du Burundi, des représentants des agences du système des Nations unies au Burundi et des professionnels des médias.
« Il suffit de scruter les histoires et les horizons pour tirer profit d u vaste potentiel dont dispose le monde rural du Burundi ». C’est sur ce ton que les échanges vont se baser pour animer un panel d’experts dans l’incubation des entreprises agropastorales, dans la compétitivité des produits des petites et moyennes entreprises rurales et dans l’identification et gestion des risques agricoles.
Yves et les 25 tonnes de miel
Au cours du panel, Yves Niyongabo revient sur son parcours pour arriver à implanter une société de production et transformation du miel, la Honey Trade Global, avec l’appui du Programme de Développement des Filières à travers la composante Emploi des Jeunes Ruraux (PRODEFI-EJR). Pour la petite histoire dans la grande, il est parvenu à décrocher un marché d’exporter vingt-cinq (25) tonnes, et, au moment de la livraison, il s’est heurté au défi de certification de ces quantités de miel par les services de santé publique. Après des nuits et des jours de travail, Yves NIYONGABO a dû rebrousser le chemin et chercher les acheteurs au bercail.
« Pour résoudre les problèmes de longue date »
Pendant le discours du Directeur pays pour le FIDA au Burundi, les participants à l’atelier ont eu à suivre la genèse du Fonds, ses interventions et quelques-uns des résultats atteints lors de l’exécution des 13 projets développement du monde rural. Le PRODER en est le 14è depuis plus de quatre décennies.
« Nous sommes ici aujourd'hui pour lancer un projet qui vise à doter les jeunes femmes et les jeunes hommes des outils nécessaires pour s'engager activement dans les systèmes alimentaires et leur donner la possibilité de gérer des entreprises rentables et durables. » dira M. Dagmawi Habte Selassie. Il revient sur le fondement de l’esprit entrepreneurial qui consiste à innover, à faire tomber les barrières, à prendre des risques et à montrer que de nouveaux modèles d’entreprises peuvent résoudre des problèmes de longue date.
Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage encourage la diligence et la complémentarité des actions de différents acteurs qui interviendront dans la mise en œuvre du PRODER.
« Pour que ce projet soit efficace, j’invite tous les intervenants dans le secteur, les administratifs locaux d’être impliqués dès son démarrage afin de créer une synergie renforcée avec plus d’effets et impacts dans la perspective de contribuer significativement à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République qui précise que chaque poche ait de l’argent et que chaque bouche ait à manger et à la vision du Burundi émergeant en 2040 et développé en 2060 » poursuivra-t-il.
Ce n’est pas tout. Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage rassure que « du côté du Gouvernement et du Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, en particulier, il y a un ferme engagement à soutenir les actions de toutes les équipes de mise en œuvre des activités dans leur diversité de formes ou statuts juridiques et une détermination à veiller constamment à ce que les objectifs assignés au PRODER soient pleinement atteints dans l’intérêt des bénéficiaires cibles de ces actions et dans l’intérêt de la nation. »
Le PRODER est exécuté dans 12 provinces à savoir Bubanza, Cibitoke, Kayanza, Ngozi, Muyinga, Karusi, Gitega, Muramvya, Ruyigi, Rutana, Makamba et Bururi.
Il touchera 85.000 bénéficiaires dont 80.000 issus des ménages ruraux pauvres et 5.000 constitués des fournisseurs de biens et de services qui seront renforcés par le programme.