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A la découverte des microentreprises initiées par les jeunes.


Le réseau Youth Agribusiness Incubator (YAIN) est le produit des appuis du FIDA au Burundi dans l’accompagnement des jeunes ruraux et dans la création d’emplois décents à travers le PRODEFI.
Ils sont 711 jeunes entrepreneurs. A la tête du réseau, se trouvent les jeunes encadrés et formés par le Programme de Développement des Filières (PRODEFI). Ils veulent aider leurs congénères qui veulent se faire une place dans l’agribusiness. Nous sommes en 2014.
Dans ses prérogatives, le YAIN aspire devenir le trait d’union entre les produits des jeunes entrepreneurs et le marché d’écoulement. Le réseau a déjà piloté la création de 300 emplois.
« Pour y arriver, nous avons suivi différentes formations, sur le montage d’une activité en agri business, solide, organisées par l’African Agribusiness Incubator (AAI) en Ethiopie en 2016, au Kenya en 2017, en Côte d’Ivoire en 2018 et en Ouganda la même année. Nous devons nos tout premiers pas aux appuis du projet Emploi des Jeunes Ruraux financé par le programme FIDA au Burundi à travers le PRODEFI. » fait savoir Cyriaque NDAYIRAGIJE, membre du YAIN.
Tout comme Cyriaque, des jeunes de différentes horizons exercent des métiers aussi différents. Découvrons- les,...


L’unité de transformation du miel

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Dans ses débuts, la marque BREVA (miel) n’était vendue qu’à Ngozi au nord du Burundi. Après une année, quatre tonnes s’écoulaient par mois vers Bujumbura. Mais non sans contraintes : le coût de transport pesait lourd. « Aujourd’hui, nous nous sommes trouvés une adresse au nord de la capitale économique Bujumbura, nous y tenons notre unité de transformation du miel. » Lui c’est Aristide NIHORIMBERE, président du YAIN.
Dans la commune Kayanza de la même province, est installée le Honey Trade Global, une unité de traitement du miel, avec Yves Niyongabo à sa tête. Il raconte son parcours. « Depuis ma petite enfance, j’ai toujours aimé le miel. Ce qui justifie ma carrière dans l’apiculture. Je me suis lancé dedans juste après mes études universitaires. Le PRODEFI/EJR m’a appuyé dans le coaching et différentes formations sur l’entrepreneuriat, le module Gérer Mieux son Entreprise (GERME) et sur l’élevage moderne des abeilles, etc. Ensuite le PRODEFI m’a procuré des équipements appropriés. Pendant l’année 2021, nous avons atteint une production de plus de 25 tonnes de miel et un chiffre d’affaires de 39 millions de FBu. » En 2022, Yves a déjà vendu 5tonnes de miel aux Emirats arabes unis. Il ne se limite pas à Kayanza.


La fromagerie

 

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Vanessa NININAHAZWE de la colline Kinyami, commune Ngozi est âgée de 28 ans. Elle est diplômée en sciences économiques à l’Université de Ngozi. Chez elle, des quantités importantes de lait étaient déversées chaque jour suite au manque de moyen de conservation. La formation Gérer Mieux mon Entreprise (GERME) dispensée par le Programme de Développement des Filières (PRODEFI) à travers la composante de l’Emploi des Jeunes Ruraux (EJR) a éclairé Vanessa.
« Après avoir reçu la formation, j’ai eu l’idée de récupérer le lait pour en faire du fromage. » dit-elle. Elle a développé son entreprise, WATHEVA FROMAGERIE depuis 2018, une petite fromagerie chez ses parents.
Malgré le manque de quelques équipements (cruches à lait, frigo...) bien adaptés aux activités de fromagerie, elle utilise 250 à 300 litres de lait par jour achetés dans les Centres de Collecte de Lait (CCL) de MUBUGA et de GASHIKANWA tous construit et équipés par le PRODEFI sous le financement du FIDA.

Cette activité entrepreneuriale est en lien direct avec la valorisation du lait collecté par les CCL d’une part, et d’autre part elle constitue une source d’inspiration des bénéficiaires de bovins laitiers diffusés par les projets financés par le FIDA au Burundi.

« WATHEVA FROMAGERIE » produit 25 à 30 kg par jour de fromage qui sont vendus à 12.000FBu/kg à Ngozi au nord du Burundi et à Bujumbura la capitale économique.

 

Le travail du bois et du fer

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Epitace HAVYARIMANA, âgé de 35 ans, technicien vétérinaire de formation, il a vécu une période de chômage suite à la perte de son emploi due à la clôture du projet qui l’avait embauché.
En 2016, il a pris connaissance de la composante de l’Emploi des Jeunes Ruraux. Lauréat de la formation GERME, il a monté un projet de fabrication des aliments concentrés pour bétail dont le coût estimatif était de 15 millions de francs burundais. Sa demande de crédit à l’Institution de Microfinance pour augmenter son capital n’a pas connu de suite favorable par manque d’hypothèque.
Il a dû penser par la suite à un projet de menuiserie et il a participé au concours des plans d’affaires organisé par Burundi Business Incubator (BBIN), sous financement du FIDA, où il a été classé troisième avec un prix en planches d’une valeur d’un million de francs burundais.
Il a par la suite présenté ce projet de menuiserie au PRODEFI et a obtenu en décembre 2017 un cofinancement de 3 machines d’une valeur de 21.000.000 de FBu sous condition de donner sa participation de 10% soit 2.100.000 de FBu.
Avec les bénéfices enregistrés, pour pouvoir offrir des services de qualité, il s’est procuré d’autres machines complémentaires pour son atelier et c’est ainsi qu’il a actuellement cinq machines : une raboteuse combinée, une scie circulaire, une toupie, une tour et une scie à ruban. Il enregistre 14 emplois permanents créés et son chiffre d’affaires trimestriel arrive à plus 60.000.000 de FBu avec un capital de 46.000.000 de FBu. Grâce à son entreprise qui a prospérée, il parvient à concourir aux marchés de fourniture des équipements mobiliers.

Dans la commune Muhanga, en province Kayanza, les métiers ne distinguent pas le genre. Quoique l’on est homme ou femme, on mette à profit les connaissances techniques acquises et bien s’en sortir. Natacha Ngabireyimana le sait mieux que quelques-uns de ses congénères :« Le métier de soudeur était normalement dédié aux hommes. Mais quand j’ai entendu l’appel du PRODEFI pour la formation aux métiers, j’ai saisi l’occasion. Je savais pertinemment que quand on exerce aucune activité, on devient improductif et du coup une charge. Pendant la formation, j’ai appris des notions de soudure et à la fin j’ai commencé à pratiquer. A travers ce métier, je pourvoie à mes propres besoins et à ceux de mes parents. J’ai également acheté deux chèvres grâce à ce métier. »


La boulangerie


Jean HAKIZIMANA, âgé de 32 ans, il a reçu 2 truies en 2014. Il habite sur la colline Maruri, commune Gashikanwa, province Ngozi. La première truie a mis bas 6 porcelets pour la 1ère portée et 7 porcelets de la 2ème portée. La 2ème truie a mis bas 6 porcelets pour la 1ère portée, 4 pour la 2ème portée et 9 aussi pour la 3ème portée. Au total, il a déjà vendu 28 porcelets pour 975.000 FBu.

En 2019, après la formation GERME, il a ouvert une boulangerie tenue actuellement par son épouse et a déjà acheté une moto à 2.000.000 de FBu qu’il utilise comme taxi et qui lui fait une entrée de 10.000 FBu par jour. Il a en outre acheté une parcelle au centre-ville de Ngozi à 3.000.000 de FBu.

Après avoir reçu une formation en mécanique qui a eu lieu au Centre de Formation et de Perfectionnement Professionnelle de Nyakabiga (CFPP), à Bujumbura, sous financement du FIDA, il est actuellement mécanicien de moto au centre de Maruri au nord du Burundi.

 

Les foyers améliorés


La fabrication des foyers améliorés génère des revenus. Déodade Nyoni les fabrique dans la commune Gitega de la même province. Il a vu ses bénéfices augmentés depuis qu’il a reçu des appuis du PRODEFI. « La formation sur le module GERME et sur l’entrepreneuriat ont été bénéfiques pour mon métier. Avant de suivre ces formations, je travaillais à perte car je ne faisais aucune planification, et je ne transcrivais nulle part les entrées et les sorties d’argent. Avec les formations sur l’entrepreneuriat, j’ai commencé à voir les bénéfices augmentés, ce qui m’a permis d’acquérir de nouveaux équipements pour mon entreprise. »

 

L’incubateur est une sorte d’école orientée beaucoup plus dans la pratique. Ceux/celles qui s’y inscrivent ont chacun/chacune son domaine de prédilection. Que ce soit dans le domaine agricole ou non agricole. Au sortir de ces formations, les jeunes entrepreneurs sont à mesure de démarrer une microentreprise sur de bonnes bases. La microentreprise devient une entreprise proprement dite au fur et à mesure qu’elle atteint la maturité.
Après c’est le YAIN qui se charge de faire toute la plaidoirie nécessaire à l’implantation effective des entreprises des jeunes. C’est à ce niveau que le Programme de Développement des Filières/Emploi des Jeunes Ruraux (PRODEFI/EJR) et le Burundi Business Incubator (BBIN) interviennent.
Le projet emploi des jeunes ruraux a démarré en 2013 sous le financement du FIDA au Burundi. Il avait l’objectif de créer 10.000 emplois. En Décembre 2021, la composante avait à son actif 638 micro entreprise, plus de 18000 emplois, 25047 activité génératrice de revenu et 142 coopératives créées par les jeunes.

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Nous envisageons un monde dans lequel la pauvreté extrême et la faim sont éliminées et chaque famille rurale vit dans la dignité.

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